Linguistique amazighe


PRAGMATIQUE. Cours n°3 : LES ACTES DE LANGAGE.

 

 

PRAGMATIQUE.  Cours n°3 :

LES ACTES DE LANGAGE.

 

La pragmatique linguistique sʼest développée à partir de la théorie des actes de langage. Cette théorie montre que la fonction du langage n'est pas essentiellement de décrire le monde, mais aussi d'accomplir des actions.

L'initiateur de cette théorie est le philosophe britannique Austin dans son ouvrage : How to do things with words (1962), elle est développée par J.-R.Searle dans deux ouvrages Les Actes de Langage (1972), et Sens et expression, 1982.

Le développement le plus récent de la pragmatique linguistique est la pragmatique cognitive (issue de la théorie de la pertinence de Sperber et Wilson) qui réduit l'importance des actes de langage et qui simplifie la théorie.

 

  1. 1.     Les actes de langage (A. L.) :

 

La théorie des actes de langage s'oppose à la conception descriptive du langage qui veut que :

→ la fonction première du langage est de décrire la réalité : nommer les objets du monde.

→ les énoncés déclaratifs sont toujours vrais ou faux.

 

Austin défend l'idée que :

→ la fonction du langage est aussi d'agir sur la réalité.

→ les énoncés déclaratifs ne sont ni vrais ni faux, mais réussis ou non.

 

Austin distingue donc :

→ les énoncés constatifs qui décrivent le monde : ex. le soleil brille.

→ les énoncés performatifs qui accomplissent une action : je te promets que je viendrai.

 

Les constatifs sont vrais ou faux (le soleil brille ou non), les performatifs sont réussis ou non.

 

Un énoncé performatif est réussi :

→ si l'énoncé s'adresse à quelqu'un.

→ si l'énoncé est compris du récepteur, cʼest-à-dire s'il y a correspondance entre ce qui est dit et ce qui est fait.

Ex. dire « je ne suis pas content » en colère / en riant.

 

NB : Austin travaille sur des énoncés déclaratifs, affrrmatifs, de 1ère pers. Sg, à l'indicatif présent, voix

active, non descriptifs.

 

2. Les types d'actes de langage :

 

À l'examen, Austin constate qu'il est difficile d'opposer strictement constatifs et performatifs.

En effet :

→ un énoncé peut être implicitement performatif : je viendrai demain.

→ un énoncé constatif correspond la plupart du temps à un acte de langage implicite : l'assertion.

Ex. je dis la vérité quand je dis que le soleil brille.

 

Donc pour Austin, l'énonciation est le fruit de trois activités complémentaires :

→ l'acte locutoire (= que dit-il ?) : production d'une suite de sons ayant un sens dans une langue

→ l'acte iIIocutoire (que fait-il ?) : production d'un énoncé auquel est attaché conventionnellement une certaine« force ». (déclarer, promettre, s'engager…).

→ l'acte perlocutoire (pour quoi faire ?) : cet acte sort du cadre linguistique. L'énoncé provoque des effets (perturbations, changements) dans la situation de communication.

Ex. une question peut servir à interrompre, embarrasser, montrer qu'on est là …

 

Remarque 1 : à chaque niveau, l'acte peut être direct ou dérivé.

 

Locutoire : sens littéral→ sens dérivé.

Ex : j'ai mal au coeur = estomac.

 

IIlocutoire : acte primitif → acte dérivé.

Ex. il fait chaud ici = requête pour ouvrir la fenêtre.

Perlocutoire : la dérivation dépend de l'interprétation qu'en fait le destinataire.

 

Remarque 2 : la réussite ou l'échec de l'énoncé.

L'énoncé est réussi si le destinataire reconnaît l'intention conventionnellement associée à son énonciation. Pour ce faire, le destinataire s'aide de marqueurs non ambigus (univoques), de l'intonation et du contexte. À l'inverse, l'émetteur - pour réussir - doit se soumettre aux lois du discours que l'on peut résumer ainsi : « n'importe qui ne peut pas dire n'importe quoi, en n'importe quelles circonstances ».

 

Acte de langage / acte de parole (speech act) : Selon Austin, en énonçant une phrase quelconque, on accomplit trois actes simultanés :

– un acte locutoire (on articule et combine des sons, on évoque et relie syntaxiquement les notions représentées par les mots) ;

– un acte illocutoire (l'énonciation de la phrase transforme les rapports entre les interlocuteurs : j'accomplis l'acte de promettre en disant "je promets…", celui d'interroger en disant "est-ce que…?") ;

– et un acte perlocutoire (l'énonciation vise des effets plus lointains : en interrogeant

quelqu'un, je peux avoir pour but de lui rendre service, de lui faire croire que j'estime son opinion, ou de l'embarrasser, etc.). (Ducrot)

 

 


18/05/2019
0 Poster un commentaire

PRAGMATIQUE. Cours n°2 : De l’énoncé à l’énonciation

COURS POUR LES ETUDIANTS EN 3ème Année Licence Linguistique Amazighe (S6).

Module : PRAGMATIQUE.

Cours n°2 : De l’énoncé à l’énonciation

La linguistique de l’énonciation (Cours)
1-Définition :
L’énonciation est l’acte individuel de production, d’utilisation de la langue dans un contexte déterminé, ayant pour résultat l’énoncé.
L’énonciation est un acte de création.
Les deux termes s’opposent comme la fabrication s’oppose à l’objet fabriqué.
2-Historique :
Ce courant s’inscrit dans le prolongement de la grammaire structurale des années 60-70.
Le courant énonciatif approfondit les concepts mis en place dans les années 50 et 60 par le linguiste Emile Benvéniste.
3-Objectif
Ce courant s’efforce de tenir compte de la position de l’énonciateur, du locuteur dans la production d’un énoncé donné. La langue n’est plus considérée comme un objet inerte. Le linguiste a une conception dynamique de la langue qui n’est plus un simple puzzle mais une stratégie, un agencement conscient, réfléchi des diverses pièces de la langue.
« l’énonciation est cette mise en fonctionnement de la langue par un acte individuel d’utilisation » E. Benvéniste, PLG, II, p80.
Nous avons distingué la phrase, entité linguistique de l’énoncé, ce qui est énoncé à l’écrit ou à l’oral en tenant compte du contexte et du co-texte.
4-Quelle est la différence entre l’énoncé et l’énonciation ?
« Enoncé » est un participe passé devenu substantif : ce qui est énoncé, passé avec valeur résultative. C’est le résultat de l’énonciation.
L’énonciation : le suffixe –ation marque l’action. C’est la prise en compte de l’acte et de la manière d’énoncer mais aussi la situation (temps, lieu..) et celui qui est à son origine : l’énonciateur.
La tâche du linguiste est alors sans limites : pour prendre en compte la situation, il peut étudier le kinésique : mimiques, mouvements, postures, gestes qui accompagnent l’énonciation. Il peut entrer dans des considérations psychologiques, sociales, historiques etc…
En linguistique on se bornera à étudier les marques de l’énonciation : tout ce qui dans le dit (ce qui est produit) dénonce du dire (ce qui est en train d’être signifié, dit).
5-Les embrayeurs et les déictiques :
Il existe dans le discours une série de termes par lesquels un locuteur se définit comme sujet. C’est le cas principalement de nombreuses unités de langue qui ne prennent sens qu’à l’occasion d’un acte particulier d’énonciation et qu’on a appelé embrayeurs :je, ici, maintenant (ego, hic, nunc).
Embrayeur : traduction française de l’anglais « shifter » de N. Ruwet emprunté à Jakobson.
To shift =changer de place.
5-1-Définition :
L’embrayeur met l’accent sur le lieu et l’objet de référence.
Le déictique met l’accent sur la façon de le référent situer dans l’espace.
Les embrayeurs et les déictiques constituent les aspects indiciels du langage.
« Je » et « ici » demandent que le locuteur soit connu
« Maintenant » demande que le temps de l’énoncé soit connu
Dans un énoncé, certains mots peuvent renvoyer à l’acte et aux circonstances d’énonciation :
Je viendrai ici demain
Paul partit là-bas le lendemain.
Dans le premier énoncé : chaque mot renvoie à l’énonciation.
Je = énonciateur
Viendrai + demain = futur par référence au moment où est énoncée cette phrase.
Ici = par référence à l’endroit où se trouve l’ énonciateur (je).
Dans le second énoncé, nous ne possédons aucun renseignement sur l’énonciation.
Ces mots font le lien entre l’énoncé et l’énonciation et n’ont de sens qu’en rapport avec les circonstances de l’énonciation.
Embrayer signifie couramment établir la communication entre les mots
Les embrayeurs peuvent être classés en 3 types ou repères :
-le repère subjectif
-le repère spatial
-le repère temporel
a) Les embrayeurs subjectifs :
a-1) Les pronoms personnels
a-2) Les pronoms possessifs
Il, elle, ils, elles sont représentants et anaphoriques.
Je, tu, nous, vous ne sont pas anaphoriques et ne sont pas commutables avec un nom (je viens n’est pas commutable avec *Paul vient) et entrent dans le cadre de l’énonciation.
b) Les embrayeurs temporels :
Il existe deux types d’embrayeurs temporels :
-certains temps verbaux
-certains adverbes ou groupes nominaux adverbiaux
b-1)-Les temps verbaux :
Le temps par excellence de l’énonciation est le présent.
Mais le temps de l’énonciation et le temps linguistique ne coïncident pas toujours :
Je suis absente cet après-midi
Temps de l’énonciation : quelques secondes
Temps linguistique : 4 ou 5 heures.
Seuls les verbes qui expriment l’acte au moment où celui-ci a lieu font coïncider temps de l’énonciation et temps linguistique : ce sont les verbes performatifs
Je te baptise
Je déclare la séance ouverte
Je vous nomme chevalier de la légion d’honneur
Les temps qui ont pour référence le moment de l’énonciation sont :
-le passé composé (marqueur d’antériorité)
-le présent
-le futur simple du présent (marqueur de postériorité)
b-2) Les circonstants temporels :
Hier, aujourd’hui, demain, maintenant qui ont pour repère le moment de l’énonciation. Contrairement à : ce jour-là, le lendemain, la semaine suivante…, qui ont pour repère le moment de l’énoncé.
Exemples :
Il se réveilla tard. La veille il avait fait la fête.
(« avait fait » et « la veille » marquent l’antériorité par rapport au passé simple : se réveilla, moment de l’énoncé)
Il est malade aujourd’hui. Hier, il a mangé des huîtres.
(hier et a mangé marquent l’antériorité par rapport à aujourd’hui, moment de l’énonciation).
c) Les embrayeurs spatiaux :
Les déictiques :
Certains linguistes utilisent le terme de déictique au lieu d’embrayeur. Le mot grec (deiktikos) signifie démonstratif et vient du substantif deixis, l’acte de montrer.
Toutefois il semble plus judicieux de garder l’appellation déictique pour les embrayeurs qui peuvent s’accompagner, de la part du locuteur, d’un geste de monstration. C’est le cas des démonstratifs.
c-1) Les démonstratifs et adverbes de lieu :
Viens ici.
L’adverbe de lieu renvoie au lieu où je me trouve en tant que locuteur. Je peux aussi joindre le geste à la parole.
Donne-moi ça.
Le pronom démonstratif –ça- désigne un objet se trouvant dans le lieu où se situe l’échange. Le geste peut aussi accompagner la parole.
Je peux dire : Donne-moi ça et ça et ça aussi.
Je ne peux pas dire : viens ici et ici et ici.
D’où le terme de déictique qui est le mieux approprié.
d) Les adverbes d’énonciation :
Ces adverbes sont incidents non à l’énoncé mais à l’énonciation.
Fonctionnement et rôle :
1-Il est gravement malade
2-Il marche lentement
3-Je suis très vivement intéressé.
4-Il est probablement chez sa cousine
5-Heureusement, il est arrivé à temps = si je parle franchement.
Dans les trois premiers énoncés, l’adverbe porte sur un élément dont il modifie le sens.
Dans l’énoncé 4, l’adverbe porte sur l’ensemble de l’énoncé.
Enoncé 5 : l’adverbe porte sur l’énonciation.
Lorsqu’on parle, on utilise fréquemment des adverbes d’énonciation ou des infinitifs prépositionnels qui ont la même valeur :
Honnêtement, sincèrement, vraiment, pour parler net,
Pour être franc,…
Ces adverbes représentent souvent le démarrage d’un raisonnement :
Si je dois être franc, honnête, dire la vérité…
Puisque tu me demandes d’être franc…
La position de l’adverbe a une incidence sémantique sur l’énoncé
Parmi les modalisateurs d’énoncé on peut ranger :
Sans doute, certainement, sûrement, selon moi, d’ailleurs…
Toutes les modalités de phrase sont porteuses de modalisations :
-la phrase interrogative
-la phrase injonctive
-la phrase exclamative
-la phrase déclarative
Ces opérations aident à comprendre qu’un énoncé ne peut être compris de façon isolée mais saisi au sein de tout un ensemble d’énoncés possibles qu’on peut retrouver par paraphrase et à l’intérieur desquels un choix d’énoncés est fait, et que commande la situation d’énonciation.
Lien URL :

 
ASL.UNIV-MONTP3.FR
 

18/05/2019
3 Poster un commentaire

Colloque international sur la vie et l’œuvre de Lounes MATOUB. les 19, 20 et 21 juin à l’Université Béjaïa

Timlilit tussnant tagerɣlant ɣef tmeddurt d umahil n Lounes MATOUB.

Ad d-tili : ussan n 19, 20 d 21 di yunyu di Tesdawit A. Mira n Bgayet-Abudaw. 

 

 [=Colloque international sur la vie et l’œuvre de Lounes MATOUB.

Il aura lieu les 19, 20 et 21 juin à L’Université A. Mira Béjaïa - Campus Abudaw].

 

Tamukrist
Lwennas Matub ilul ass n 24 deg yennayer 1956 deg taddart n Tewrirt LM-Musa, deg Wat Meḥmud (At Dwala, Aɣir n Tizi Wezzu) ; 

yemmut, yettwanɣa s leɣder ass n 25 deg yunyu 1998 deg Tala b-Bunan, amḍiq i d-yezgan tama n taddart-is. Lwennas Matub iga-ten akk deg tudert-is, yella d amedyaz, d bab n uẓawan rnu d acennay. Ɣer tama n tmedyezt d uẓawan; d awadem yettwassen nezzeh deg tmetti, d ameɣnaz n tugdut d yizerfan n Umdan.

Tiɣin ay uɣent ccnawi-ines deg wallaɣen n medden d tiɣin lqayen, abeɛda deg wallaɣen n yilemẓiyen n Tmurt n Leqbayel d wid n Tmazɣa, ama d wid yettidiren di Tmurt, ama d wid yunagen, ɣas ulamma ur t-ssinen werǧin, ur ḥdiren kra n wass mi yecna. 

Aɛerqub n yisefra-ines meqqer, hraw ; aɛerqub-ines yugten, ama deg wayen yerzan talɣiwin, ama deg wayen yerzan isental, tessassen-it-id tɣamsa yuran d tin n tmesliwt-tmeẓriwt, ama d tin n Lezzayer, ama d tin n tmura tiwerdanin ; ɣer tama n waya, isefra-ines wwin-d fell-asen At tesdawit deg tezrawin-nsen, llan dɣa ula d wid i d-yessufɣen idlisen ay ssnen yimeɣriyen.

Iswi n temlilit ara d-theyyi Tesga n Tutlayt d Yidles n Tmaziɣt n Tesdawit n Bgayet deg wusan n 19 d 20 d 21 deg yunyu 2018 d asissen iwatan ɣef wayen akk iga Lwennas Matub deg tudert-is ; d timlilit tagraɣlant ara d-yawin ɣef tmeddurt n Lwennas, ɣef yisefra-ines akked, ma yella wamek, ɣef uẓawan-ines.

Timlilit-a ad tili d tagnit ara d-yesdukklen imussnawen d wid akk iḥemmlen Lwennas Matub, d tagnit ideg ara msenfalent timuɣliwin d tmussniwin ɣef Lwennas-argaz akked wayen i d-yenna d wayen i d-yeǧǧa deffir-s i yineggura.

Tagi ihi d tiɣri n usiwel i wi iran ad yekki deg temlilit-a. 

Agumen imeqqranen n wahil-is d wi :

1. Tameddurt n Lwennas Matub : tinagwin, timsal yerzan tudert-ines neɣ timeɣnest-ines ;

2. Tamedyezt n Lwennas Matub : tizrawin akked tselḍin n usefru (n yisefra)-ines ;

3. Lwennas Matub : aẓawan akked d ccna-ines.

 

Argumentaire

Né le 24 juillet 1956 au village Taourirt Moussa, à At Douala (Tizi-Ouzou) et Nmort assassiné, le 25 juin 1998 au lieu-dit Tala Bunan, situé tout près de son village natal, Lounès Matoub était à la fois auteur (poète), compositeur et interprète de ses propres chansons. Il était également un acteur social important et un militant infatigable de la démocratie et des droits de l’Homme.

L’impact social de l’œuvre « chantée » de Matoub est aujourd’hui retentissant, en particulier auprès des jeunes Kabyles et Maghrébins, ceux du pays et ceux de la diaspora, qui ne l’ont pourtant jamais connu, ni vu chanter sur scène. 

Son œuvre poétique, également riche et diverse, aussi bien par ses formes que par ses thèmes, a fait l’objet de plusieurs comptes rendus dans la presse écrite et audio-visuelle, algérienne et étrangère, mais également d’études universitaires, dont certaines ont été publiées et connues du large public.

C’est dans le but de connaître un peu mieux toutes ces facettes du même homme que le Département de Langue et Culture Amazighes de l’Université de Béjaïa projette d’organiser, les 19, 20 et21 juin 2018, un colloque international sur la vie de l’homme, son œuvre poétique et, dans la mesure du possible, son œuvre musicale, sous le titre : 

Lounès Matoub, biographie et œuvre,.

Ce colloque permettra aux spécialistes et amateurs de l’œuvre de Lounès Matoub de se rencontrer et d’échanger autour de la biographie de l’homme, mais également et surtout autour des diverses facettes de son œuvre.

Un appel à communication est lancé pour contribuer à ce colloque, dont voici les axes :

1. Biographie de Lounès Matoub : témoignages, éléments relatifs à sa vie propre, à sa militance ;

2. Œuvre poétique de Lounès Matoub : études et analyses d’un (ou de plusieurs) poèmes(s) ;

3. Lounès Matoub comme musicien et comme interprète.

 

 

 

 

PROGRAMME DES COMMUNICATIONS

JOURNEE DU MARDI 19 

 

MATINEE (9H-12H30) :

–9h-11h :ouverture/tireẓmi

–11h-11h 20 :« MatoubLounès : un philosophe méconnu » parAHMED BOUALIL (Professeur., UMMTO).

–11h 20-11h 40:« LounèsMatoub : une œuvre, un combat »parABDELMOTTALEB ZIZAOUI (Professeur, AGADIR, MAROC).

11h 40-12h:« Poète engagé, « homme révolté », et Asfel sacrifié : Matoub ou le triple référent d’un imaginaire sociopolitique »parDJAMEL CHIKH (Ph.D, OTTAWA, CANADA).

12h-12h30 : débat-askasi

12h30-13h 45 : déjeuner-imekli

 

APRES-MIDI (14H-17H30) :

–14h-14h15 : « Discours sur et autour de l’assassinat de Matoub Lounes : analyse de la couverture médiatique de son assassinat »parRACHID CHIBANE (MCA, C.UNIVERRSITAIRE, TINFOUF).

–14h15-14h30 :« L’équation identitaire chez Matoub. Du surinvestissement d’une thématique à la constitution d’un projet de société »par MOHAND HADDAD (MCB, BEJAIA).

–14h30-14h45 :« Ajerred n tezlatin n Maɛtub Lwennas deg youtube»par SALAH BAYOU (DOCTORANT, DLCA-BATNA).

–14h45-15h :« MatoubLounès : 20 ans après, une œuvre toujours singulière »

par FADILA ACHILI (MCA, UMMTO).

–15h-15h15 ::« MatoubLounes : Du don total de l’homme révolté à la renaissance de l’homme-déité » parMOHAMED-AMOKRANE ZORELI (MA, BEJAIA).

–15h15-15h30 :« La poésie de MatoubLounès : Dimensions historique et humaniste »par OUARDIA ACI (MCA, BLIDA 2) ET LEÏLA BOUZENADA (MA, BLIDA 2)

–15h30-15h45 :« Le legs Matoubien, une œuvre pluridisciplinaire: littérature, philosophie, socio-anthropologie, Histoire et engagement »par NORA BELGASMIA (MCA, UMMTO)

–15h45-16h :«Anza n LwennasMeɛṭubdegfacebook»par MOURAD HOUACINE (MA, DLCA-UMMTO).

–16h-16h15 :–« La trahison dans l’œuvre poétique de LounèsMatoub » parTAKFARINAS BELLACHE (MA, DLCA BEJAIA).

–16h15-16h30 : « Amek i yurez Maɛtub Lwennas tadyant-is ɣer tin n tmurt-is deg yiḍrisen n tmedyazt-is? »par NAIT CHABANE TAKFARINAS (MA, DLCA-UMMTO).

–16h30-16h45 :« MatoubLounes : si ccnaamḥaddiɣertigawttanmettit, si tigawttanmettitɣerccnaamḥaddi »par MASSINISSA SAIDANI (MA, BEJAIA).

–16h45-17h :« Tamedyezt n LwennasMatub : iḍriseniɣbula i tezrawttussnant n tmetti d umezruy »par MIRIA SAID & SAFIA YAHIAOUI (MA, BEJAIA)

 

17h15-18h :débat/askasi


 

JOURNEE DU MERCREDI 20

MATINEE (8H30-12H30)

–8h30-8h45 :« Rime, phonème et monème au service du thème »par MOUSSA IMARAZENE (PROF., UMMTO).

-8h45- 9h00 :« La souffrance et la résistance dans la poésie amazighe : le cas de MatoubLounès et ƐliAzaykou » par MOHAMED SGUENFEL (PROFESSEUR, AGADIR, MAROC).

–9h00-9h15 :« L’œuvre de Matoub à travers les titres de ses chansons »par LYDIA GUERCHOUH (MCA, UMMTO).

–9h15-09h30 : « فعل التلقي في أشعار معطوب لوناس » par KARIMA BELKHAMSA (MCA, BEJAIA).

–9h30-09h45 : « La femme dans l’œuvre de MatoubLounès » parFADHILA KACI (MCB, BEJAIA).

-9h45-10h00 :« Le Rebelle dans l'œuvrepoétique de MatoubLounes: un mythe personnel? »parLOUBNA BENHAIMI (MCA, BEJAIA).

7–10h00-10h15 :« La littérature populaire dans la poésie de MatoubLounes »par MUSTAPHA TIDJET (MCA, CRLCA, BEJAIA).

–10h15-10h30: « Mémoire vive, mémoire collective dans 5 chansons de MatoubLounès : récit et discours au miroir de la traduction »parAMMOUDEN M’HAND (MCA, BEJAIA) ET TAHAR HAMADACHE (DOCTORANT, BEJAIA).

–10h30-10h45 ::موجّهات الاغتراب في شعر معطوب لوناس (مقاربة في نماذج مختارة)par OUAHIBA DJERRAH (MCA, CU-MILA)

– 10h45-11h00 : « Analyse psychologique d’une œuvre de LounèsMatoub : le cas du poème Igujilen (« orphelins ») »par SOUAD AZIROU (MCA, UMMTO) ET NOURA YEFSAH (DOCTORANTE, UMMTO)

–11h-12h30 :débat/askasi

12h30-13h45:déjeuner/Imekli

 

APRES-MIDI (14H-17H30)

–14h-14h15 :« Approche linguistique de deux textes de chansons de LounèsMatoubAyenayenet A mm imezran »par MOUALEK Kaci (MCA, UMMTO).

–14h15-14h30 :« Esquisse de la pratique intertextuelle dans la poésie de MatoubLounès »parAYAD SALIM (MA, DLCA-BEJAIA).

–14h30-14h45 :« Pour une analyse sémiotique de la souffrance dans le poème «Yirlehlak» de MatoubLounès » parFARIDA HAMMAZ (DOCTORANTE, DLCA-UMMTO).

 

–14h45-15h :« La voix-instance féminine dans l’œuvre poétique de MatoubLounès » par RACHIDA FITAS (MA, DLCA-UMMTO).

–15h-15h15 ::« Le renouvellement littéraire chez LounèsMatoub » parSAIDA MOHAND SAIDI (MA, DLCA-UMMTO).

–15h15-15h30 :« Mythe, histoire et déviance chez LounèsMatoub »par YALLA SEDDIKI (DOCTEUR, UNIVERSITE PARIS 4)

–15h30-15h45 :«Tugna n tmeṭṭut di tmedyazt n LwennasMatub» par HABI DEHBIA (DOCTORANTE, DLCA-UMMTO)

–15h45-16h: « Tugna n usḥissef d uweṣṣi deg usefruTisirt n nndama » par TASSADIT YAHIAOUI ET GHANIA MOUZARINE (MA, DLCA-UMMTO).

–16h-16h15 :« Kra n yiferdisen ɣef usentel n tmagit deg tmedyazt n Matub Lunes » par KAHINA FLICI (MA, DLCA-UMMTO).

–16h15-16h30 :« Aγuṛṛu, Parodie de l’hymne national algérien, Qassaman ? » par OURDIA BOURAI-OULAMARA (MA, DLCA-UMMTO).

–16h30-16h45 : « L’usage des proverbes dans les textes poétiques de LounèsMatoub » parOUIZA TIKOBAINI & TASSADIT YAHIAOUI (MA, DLCA-UMMTO).

–16h45-17h :Iberdan n telsenfalit n unamekdegtsuqiltɣertefransist n yisefra n MaɛtubLwennas : Amedya n yiḍrisen n udlisLe Rebelle [Les procédés de réexpression du sens dans la traduction française des poèmes de MatoubLounès : Cas des textes publiés dans  Le Rebelle] par MOKRANE CHIKHI (MA, DLCA-BEJAIA).

–17H-17H15 :« Azal n tmedyazt n LwennasMeɛtubdeguselmed n tutlayt n tmaziɣt »par HASSIBA KHERBOUCHE (DOCTORANTE, DLCA-BEJAIA).

–17h15-17h30 :–« Tasleḍttasnilsant d tesnukyisant i krayisefra n MatoubLounes » parMOHAND OU RAMTANE IGHIT ET DJOHRA TITOUAH (DOCTORANTS, DLCA-BEJAIA).

17h30 : débat/askasi


 

JOURNEE DUJEUDI 21

MATINEE (8H30-12H30) :

–8h30-8h45 :« Indexation lexicale en vue d’une lecture isotopique du répertoire de LounèsMatoub » par MOHAND AKLI SALHI (PROF., UMMTO) ET PATRICE POGNAN (PROF., INALCO).

–8h45-09h00 :« Ccbaḥa n umyiḍres di tmedyazt n MatubLwennas (L’esthétique de l’intertexte dans l’œuvre poétique de MatoubLounès) »par MOHAMED DJELLAOUI (PROFESSEUR, BOUIRA).

–09h00-09h15 :« Iwalnutendegtmedyazt n MaɛtubLwennas »par BILAL BAYMOUT (MCB, DLCA-BATNA).

–09h15-09h30 :« Tixuterttasnalmudant n yiḍrisen n MeɛtubLwennas »par KANIAA RABDI  (MA, DLCA-BOUIRA).

–09h30-09h45 : « L’ironie et la parodie dans la poésie chantée de LwennasMatoub : quelques cas de figure » par YASMINA FOURALI & AMAR LAOUFI (MA, DLCA-BOUIRA).

–09h45-10h00 :« Amawal n tmedyezt n LwennasMatubgarusemres n wawalaqbur d usnulfu » par OURIDA AISSOU & LYNDA OUATAH (MA, DLCA-BEJAIA).

10h00-10h15  :« Tazamulitdegusugenasefran n MaɛtubLwennas » parFARIDA AMRAR  & HASSIBA AISAOUI (MA, DLCA-BOUIRA).

–10h15-10h30 :« Tunuɣt n tkanitdegtmedyaztn LwennasMatub » parCHIKHI HAKIM (DOCTORANT, DLCA-BOUIRA).

–10h30-10H45 : « La musique de Lounès  Matoub: Origines et spécificités »par MOHAMED REZZIK (DOCTORANT, DLCA-UMMTO).

–10h45-11H00 : « Contribution à l’étude de l’affectivité dans les textes poétiques de MatoubLounes » parNOUREDINE BELLAL (MA, DLCA-BOUIRA).

–11h-11h15 : L’univers passionnel dans trois poèmes de MatoubLounes : « YeḥzenlwadAissi », « Dayenidubrruḥ » et « La sœur musulmane » parZOHRA IBRI (DOCTORANTE, DLCA-UMMTO).

11h15- 12h 30-:débat/askasi

12h 30-13h50 : déjeuner/Imekli

 

APRES-MIDI (14H-17H)

–14h-14h15 :« Amyeḍresdegtmedyazt n LwennasMeɛtub » parTHELELI BELLAL ET ZINA HAMOUMI (DOCTORANTES, DLCA-BOUIRA).

–14h15-14h30 :« L’engagement identitaire et les valeurs culturelles ancestrales dans l’œuvre poétiques de LounèsMatoub » par SACIA KACED (MA, DLCA-UMMTO).

–14h30-14h45 :«Tasmidegtdegyisefra n LwennasMaɛtub»par DJAMAL NAHALI & ATIF MEZAINI (MA, DLCA-BATNA)

14h45-15h:« Ismidgendegtmedyazt n LwennasMatub : asnekwu d usegziilmend n umgired n tsekta» parATMANE RAHMANI et KARIM BOUKHENNAF (DOCTORANTS, DLCA-BEJAIA).

15h-15h15 : « La traduction littérale en poésie, entre fidélité et ambigüité : le cas de « MatoubLounes, tafat n wurɣu » de Rachida FITAS » parHABIB HAMMI & NAIMA HAMDI (DOCTORANTS, DLCA-BEJAIA).

–15h15-15h30 :« Amawal d uswir n tutlaytdegyisefra-tizlatin n MatoubLounès i d-yewwinɣefumezruy » parYACINE MEZIANI (MA, DLCA-BEJAIA).

–15h30-15h45 :« La représentation de la faune et de la flore dans la poésie de LounèsMatoub » parSALIHA IGGUI (MA, DLCA-BEJAIA).

–15h45-16h ::« Les emprunts dans les chansons de MATOUB Lounes : un choix ou une nécessité ? »parALI LAHDIR (DOCTORANT, DLCA-UMMTO).

16h-16h15 :«  « Etude des néologismes et des emprunts utilisés dans l’œuvre poétique de LounèsMatoub »par LYNDA KADRI ET KHALID TAIBI (DOCTORANTS, DLCA-BOUIRA).

17h30 :débat/askasi

18h: clôture-recommandations


18/06/2018
0 Poster un commentaire

LE DOUBLE DÉCLASSEMENT DIGLOSSIQUE DE TAMAZIGHT : ENTRE L’IMPÉRATIF DE SON AMÉNAGEMENT ET LES EXIGENCES DE SA SURVIE SOCIOLINGUISTIQUE

*  *  *

Published on Tuesday, June 13, 2017 by João Fernandes

SUMMARY

Tamazight, langue maternelle polynomique disposant d’une vitalité suffisante, au statut national et officiel (insertion dans le système éducatif en 1995, statut de langue nationale en 2002 et officielle en 2016), s’est vue rapidement dédoublée d’une variété dite « standard » dédiée aux fonctions socialement valorisées (domaine formel). « Tamazight », au sens où nous l’entendons ici-- un terme générique au singulier qui renvoie dans les faits à une pluralité de variétés naturelles maternelles d’une partie des Algériens--, tend à être resémantisé pour désigner une novlangue artificielle dite « standard » et elle seule.

ANNOUNCEMENT

Colloque international, Algérie les 18 et 19/11/2017

Ce colloque est le prolongement des sept colloques organisés dans plusieurs villes Algériennes :

  • Le 7ème a eu lieu à la bibliothèque nationale d’Algérie, 6-7 Novembre 2016.
  • Le 6ème a eu lieu à l’université de Batna (Algérie), 5 - 7octobre 2015.
  • Le 5ème a eu lieu du 28 au 30 novembre 2013 à Ghardaïa (Algérie).
  • Le 4ème « Les langues de moindre diffusion sur le web numérisations, normes et recherches » tenu à Boumerdès (Algérie)
  • Le 3ème Juin 2010 sur « la dictionnairique de langues de moindre diffusion (le cas du tamazight) » tenu à Tipaza (Algérie).
  • Le 2ème Mai 2009 sur « les TICE et les méthodes d'enseignement/apprentissage des langues », tenu à Tipaza (Algérie).
  • Le 1er Juin 2008 sur « la normalisation, la numérisation, la BNB et le e-learning », tenu à Tipaza (Algérie).

Problématique

Attaché à la posture scientifique critique des perspectives d’analyse, de traitement, et d’aménagement de la langue tamazight et de son enseignement, préconisée depuis ses premiers évènements scientifiques, le CNPLET/MEN et ses partenaires traditionnels (le laboratoire paragraphe de l’université Paris 8 et Cergy-Pontoise), appellent les spécialistes et universitaires intéressés à proposer des communications au colloque international qui se tiendra les 18/11 et 19/11/17 en Algérie conformément à la problématique suivante.

Tamazight, langue maternelle polynomique disposant d’une vitalité suffisante, au statut national et officiel (insertion dans le système éducatif en 1995, statut de langue nationale en 2002 et officielle en 2016), s’est vue rapidement dédoublée d’une variété dite « standard » dédiée aux fonctions socialement valorisées (domaine formel).

« Tamazight », au sens où nous l’entendons ici-- un terme générique au singulier qui renvoie dans les faits à une pluralité de variétés naturelles maternelles d’une partie des Algériens--, tend à être resémantisé pour désigner une novlangue artificielle dite « standard » et elle seule.

Les variétés naturelles de tamazight, déjà fortement concurrencées par le français et l’arabe scolaire dans le domaine formel, sont mises, ipso facto, dans une position d’insécurité aggravée en raison de leur fonctionnalité sociale et de la montée de la norme tamazight dite « standard » qui ambitionne de s’imposer à l’école et aux médias.

Cette émergence est en passe de provoquer un déclassement diglossique (cette notion renvoie à la rétrogradation de l’Occitan qui, perdant de son prestige historique, devient la langue « basse » dans le dispositif francophone) -- concept que l’on doit à la sociolinguistique occitane (Robert Lafont).

Dans les faits, le plurilinguisme algérien enregistre actuellement un double déclassement diglossique de tamazight. Le premier déclassement résulte du fait que les variétés de tamazight (vernaculaires) ont toujours occupé le domaine des rapports non formels, laissant le domaine formel pour le français et l’arabe scolaire, et celui de la communication extensive nationale et maghrébine à l’arabe algérien (véhiculaire). Le second déclassement découle du fait que cette novlangue tamazight tente de s’imposer comme variété haute de la sphère tamazightophone, provoquant corrélativement le déclassement des variétés naturelles maternelles d’un degré supplémentaire.

Le plurilinguisme diglossique algérien, englobant le plurilinguisme tamazightophone (les variétés maternelles), est en passe d’être reprofilé en se complétant d’une diglossie (au sens de Fergusson) propre au domaine tamazightophone.

Il a été soutenu (DOURARI A., « Normalisation de tamazight et glottopolitique », in Maghreb Emergent du 25/06/2014) qu’un tamazight standard, pur artéfact au sens théorique et pratique, est, au moins dans l’immédiat, une virtualité relevant du domaine de l’utopie, en termes de fonctionnalité sociale escomptée. L’une des raisons est liée au fait que les locuteurs tamazightophones (les élites instruites) qui sont susceptibles de s’y intéresser ne soient pas monolingues, d’un côté, et au fait, d’un autre côté, que les langues qui dominent le domaine formel (français et arabe scolaire) sont puissamment ancrées dans l’habitus culturel, langagier et institutionnel de la société eu égard à leurs fonctions sociales effectives dans le marché linguistique.

Si la vitalité d’une variété dépend fondamentalement de l’adhésion de ses locuteurs, en raison de sa disponibilité socio-historique et du sentiment de bonheur identitaire et culturel qu’elle leur procure (pyramide d’Abraham Maslow), ce « tamazight dit standard » ne semble pas pour l’instant en représenter l’instrument idéal. Il faut souligner que son enseignement et la littérature qui y est produite ne suscitent qu’un intérêt social relatif loin de l’enthousiasme espéré, contraignant la revendication militante à la posture paradoxale de la demande d’ « imposition de son enseignement », y compris en Kabylie où la demande sociale est supposée être très forte. Est-ce un désintérêt ? Qui, en plus, n’a fait l’objet d’aucune étude scientifique évaluative, ce qui est en soi un indice révélateur ?

Aujourd’hui, l’un des moyens les plus surs et le plus rapide, pour le recueil, la conservation, le développement et la diffusion des langues, est la confection de bases lexicales, et de corpus d’expressions de tous ordres compatibles avec une utilisation informatisée. Le traitement automatique est une tâche nécessaire, se situant à l’intersection des préoccupations de l’informaticien et du linguiste surtout à l’ère de l’informatique systématisée et le web. C’est sur la base d’une analyse linguistique approfondie de corpus recueillis sur le terrain que pourra se réaliser une extraction automatique optimale des données selon le besoin défini.

Axes thématiques

Se posent alors les questions suivantes :

1) Quelle est la nature de la demande sociale d’enseignement de cette langue : tamazight maternelle ou novlangue standardisée ?

2) Comment les observateurs et utilisateurs (militants, locuteurs, élèves…) de tamazight se représentent-ils cette novlangue ?

3) A-t-elle une influence significative sur leurs pratiques langagières courantes ?

4) Tamazight dans la production littéraire : Comment est-elle perçue par le lectorat ?

5) Toute standardisation linguistique n’entraine-t-elle pas systématiquement un effet d’artéfact et un déclassement diglossique ?

6) La rupture avec la langue maternelle (variétés de tamazight) dans le processus de scolarisation, n’est-elle pas l’une des causes les plus influentes sur l’adhésion (motivation) à cet enseignement, sur le choix des pratiques langagières et sur les attitudes linguistiques ?

7) Quels sont les incidences de ce déclassement diglossique sur la pérennité des variétés maternelles naturelles ?

8) Quelles sont les stratégies d’aménagement et les approches méthodologiques qui favoriseraient au mieux la longévité de cette langue ?

9) Faut-il maintenir la polynomie et procéder à la standardisation progressive des variétés régionales ou privilégier la standardisation /unification globale ? Dans quels buts glottopolitiques ?

10) Quels sont les objectifs sociolinguistiques qu’il faut assigner à cet aménagement dans une visée glottopolitique globale ?

11) Qu’en est-il de l’enseignement de tamazight dans le système éducatif algérien ? et quels objectifs sociaux et didactiques faut-il lui assigner ?

12) Qu’en-est-il de son enseignement dans le système éducatif marocain ?

13) Qu’en est-il de l’évolution de la politique linguistique en Algérie et au Maroc ? Y a-t-il une stratégie d’intégration des variétés de tamazight, notamment dans les différentes institutions de l’Etat et dans les médias ?

14) Comment le consortium commun ISO et TEI dictionary permet-il aux langues de se pérenniser et se développer dans l’environnement informatique.

15) Comment les TIC peuvent-ils aider au développement et à la diffusion de la langue tamazight compte tenu des variétés maternelles.

16) Comment le web sémantique peut-il être utile pour faire des recherches dans des corpus en langue Tamazight.

17) Existe-t-il des ontologies numériques en langue Tamazight ?

18) Quelle est la place du Tamazight sur le web.

19) Quel est le rôle des réseaux sociaux pour l’apprentissage d’une langue et pour établir des liens sociaux entre les personnes.

20) Etc …

Ce colloque étant posé comme cadre de réflexion scientifique sereine, les communicants devront tirer leur argumentation des connaissances théoriques et pratiques développées dans le cadre de la sociolinguistique, de la socio-didactique, des neurosciences, de la glottopolitique et plus généralement des sciences sociales et humaines, mais aussi des humanités numériques comprenant l'hypertexte et l'hypermédia. La description et l’analyse de cas typiques observés ou des cas analogues d’aménagement linguistique ayant réussi ou échoué est souhaitée.

Ce colloque s’interroge aussi sur l’apport des TIC pour le développement de la langue Tamazight en analysant d’une part sa présence sur le web et les réseaux sociaux et d’autre part, sur l’importance du numérique pour sauvegarder et diffuser une langue.

NB Les résumés de propositions de communication d’une page (en times new roman 12pts), accompagnées de CV brefs, doivent être adressées à :

« centretamazight@yahoo.fr » « rezakdurari@yahoo.fr » « idsaleh@orange.fr »

Calendrier

  •  Date limite de soumission des propositions : 30 Juillet 2017

  •  Envois des textes complets de communication : 15 Octobre 2017
  •  Langues de communications : Arabe, Français, Anglais, Espagnol

Comité scientifique

Présidents du Colloque

  • Prof. SALEH Imad ; Directeur du Laboratoire Paragraphe, U. Paris 8 et Cergy-Pontoise
  • Prof .DOURARI Abderrezak, Directeur du CNPLET/MEN

Membres :

  •  ABDELDJALIL Elimam(Prof. Espagne)
  •  AOUMER Fatsiha(MCF. Université Abderrahmane Mira Bejaia- Algérie-)
  •  BEKTACHE Mourad(Doyen Faculté des Lettres et des Langues -Université de Béjaia)
  •  BELGASMIA Nora(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  BLACKWOO Robert(Prof. Université Liverpool –Royaume-Uni)
  •  BOUALILI Ahmed(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  CHACHOU Ibtissem (MCF, Université de Mostaganem- Algérie-)
  •  CHEMAKH Said(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  HADDADOU Md Akli(Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  HASSOUN Mohamed (Prof. ENSSIB, France)
  •  HESSAS Hakim (MCF Université Alger2- Algérie-)
  •  IMARAZENE Moussa (Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou-Algerie )
  •  LAMIREL Jean Charles (MCF/HDR, Loria-France)
  •  MAHRAZI Mohand (MCF. Université Bouira- Algérie-)
  •  MEKSEM Zahir (MCF. Université Bejaia- Algérie-)
  •  MORSLY Dalila (Prof. Université Angers, France)
  •  OULD-BRAHAM Ouahmi (Chercheur, Maison des Sciences de l’Homme Paris. Nord)
  •  SABRI Malika (Prof, Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  SADEK Fodil (Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  SZONIECKY Samuel (MCF, Université Paris 8)
  •  TALEB -IBRAHIMI Khaoula (Prof. Université Alger 2- Algérie-)
  •  TIDJET Mustapha(MCF. Université Abderrahmane Mira Bejaia- Algérie-)
  •  ZREIK khaldoun (Prof. Université Paris 8, Laboratoire paragraphe, France

SUBJECTS

DATE(S)

  • Sunday, July 30, 2017

CONTACT(S)

  • Abderrezak Dourari
    courriel : rezakdurari [at] yahoo [dot] fr

REFERENCE URLS

INFORMATION SOURCE

  • Tamazight Centre
    courriel : centretamazight [at] yahoo [dot] fr

TO CITE THIS ANNOUNCEMENT

« Le double déclassement diglossique de Tamazight : entre l’impératif de son aménagement et les exigences de sa survie sociolinguistique », ColloquiumCalenda, Published on Tuesday, June 13, 2017, http://calenda.org/408094


15/06/2017
0 Poster un commentaire

Programme de la Licence de Langue Tamazi?t à l'ENSB (Bouzaréah).

Ahil n turagt n tutlayt tmaziɣt deg ENSB (Bouzaréah) :
===========================================
Programme de la Licence de Langue Tamaziɣt à l'ENSB :
=============================================
C'est la version française des intitulés des modules d'enseignement qui forment le programme de formation des étudiants en vue d'une licence de langue tamazight. La licence de tamazight s'étale sur six semestres. Voici donc les intitulés des modules qui sont suggérés au ministère de l'enseignement supérieur.

Premier Semestre :
================
1. Pratique et techniques de l'oral.
2. Pratiques et techniques de l'écrit.
3. Introduction à la linguistique générale.
4. Phonétique.
5. Ecriture et Diction ( orthographe, notation usuelle )
6. Approche des textes : Oralité.
7. Etude d'un dialecte amazigh : tacawit.
8. Introduction à la sociologie culturelle.
9. Histoire et civilisation amazighs.
10. Langue étrangère (I) : Français.

Deuxième Semestre :
=================
1. Pratique et techniques de l'oral (II)
2. Pratiques et techniques de l'écrit. (II)
3. Introduction à la linguistique générale. (II)
4. Phonologie.
5. Ecriture et Diction (II) ( Orthographe, notation, prononciation)
6. Approche des textes : Oralité. (II)
7. Etude d'un dialecte amazigh : tacawit. (II)
8. Anthropologie sociale et culturelle.
9. Histoire et civilisation amazighs. (II)
10. Langue étrangère 1 (I) : Français. (II)
11. Informatique (I):Notions de bases.Mise en marche d'unPC

Troisième Semestre :
=================
1. Pratique et techniques de l'oral. (III)
2. Pratiques et techniques de l'écrit. (III)
3. Introduction à la linguistique générale.
4. Linguistique contrastive.
5. Morphologie Lexicale.
6. Sémantique Lexicale.
7. Etude d'un dialecte amazigh : (III).
8. Traductologie.
9. Histoire et civilisation amazighs. (III)
10. Langue étrangère 2 : Anglais (I)
11. Informatique (II) : Bureautique - Systèmes d'exploitation.

Quatrième Semestre : 
==================
1. Pratique et techniques de l'oral. (IV)
2. Pratiques et techniques de l'écrit. (IV)
3. Syntaxe.
4. L'oralité et les problèmes de passage à l'écrit.
5. Lecture de textes littéraires amazighs contemporains.
6. Recherche documentaire.
7. Etude d'un dialecte amazigh (IV)
8. Méthodologie (I) (de la recherche). 
9. Langue étrangère 2 : Anglais (II)
10. Langue étrangère (I) : Français.
11. Informatique (III) : l'audio-visuel, internet, web, et N.Techn.

Cinqhième Semestre :
==================
1. Didactique Générake.
2. Psychopédagogie.
3. Systèmes grammaticaux.
4. Confection d(outils pédagogie et gestion de la classe.
5. Etude des programmes et des manuels scolaires.
6. Méthodologie (II)
7. Etude d'un dialecte amazigh (V)
8. Initiation à la léxicométrie.
9. Découverte des archives.
10. Evaluation

Sixième Semestre :
================
1. Législation. 
2. Stage pratique.
3. Mémoire de fin d'études (Licence)


02/06/2017
0 Poster un commentaire