Linguistique amazighe

Colloques et journées d'étude

Annonces des Colloques, séminaires,  journées d'étude de l'année en cours.



LE DOUBLE DÉCLASSEMENT DIGLOSSIQUE DE TAMAZIGHT : ENTRE L’IMPÉRATIF DE SON AMÉNAGEMENT ET LES EXIGENCES DE SA SURVIE SOCIOLINGUISTIQUE

*  *  *

Published on Tuesday, June 13, 2017 by João Fernandes

SUMMARY

Tamazight, langue maternelle polynomique disposant d’une vitalité suffisante, au statut national et officiel (insertion dans le système éducatif en 1995, statut de langue nationale en 2002 et officielle en 2016), s’est vue rapidement dédoublée d’une variété dite « standard » dédiée aux fonctions socialement valorisées (domaine formel). « Tamazight », au sens où nous l’entendons ici-- un terme générique au singulier qui renvoie dans les faits à une pluralité de variétés naturelles maternelles d’une partie des Algériens--, tend à être resémantisé pour désigner une novlangue artificielle dite « standard » et elle seule.

ANNOUNCEMENT

Colloque international, Algérie les 18 et 19/11/2017

Ce colloque est le prolongement des sept colloques organisés dans plusieurs villes Algériennes :

  • Le 7ème a eu lieu à la bibliothèque nationale d’Algérie, 6-7 Novembre 2016.
  • Le 6ème a eu lieu à l’université de Batna (Algérie), 5 - 7octobre 2015.
  • Le 5ème a eu lieu du 28 au 30 novembre 2013 à Ghardaïa (Algérie).
  • Le 4ème « Les langues de moindre diffusion sur le web numérisations, normes et recherches » tenu à Boumerdès (Algérie)
  • Le 3ème Juin 2010 sur « la dictionnairique de langues de moindre diffusion (le cas du tamazight) » tenu à Tipaza (Algérie).
  • Le 2ème Mai 2009 sur « les TICE et les méthodes d'enseignement/apprentissage des langues », tenu à Tipaza (Algérie).
  • Le 1er Juin 2008 sur « la normalisation, la numérisation, la BNB et le e-learning », tenu à Tipaza (Algérie).

Problématique

Attaché à la posture scientifique critique des perspectives d’analyse, de traitement, et d’aménagement de la langue tamazight et de son enseignement, préconisée depuis ses premiers évènements scientifiques, le CNPLET/MEN et ses partenaires traditionnels (le laboratoire paragraphe de l’université Paris 8 et Cergy-Pontoise), appellent les spécialistes et universitaires intéressés à proposer des communications au colloque international qui se tiendra les 18/11 et 19/11/17 en Algérie conformément à la problématique suivante.

Tamazight, langue maternelle polynomique disposant d’une vitalité suffisante, au statut national et officiel (insertion dans le système éducatif en 1995, statut de langue nationale en 2002 et officielle en 2016), s’est vue rapidement dédoublée d’une variété dite « standard » dédiée aux fonctions socialement valorisées (domaine formel).

« Tamazight », au sens où nous l’entendons ici-- un terme générique au singulier qui renvoie dans les faits à une pluralité de variétés naturelles maternelles d’une partie des Algériens--, tend à être resémantisé pour désigner une novlangue artificielle dite « standard » et elle seule.

Les variétés naturelles de tamazight, déjà fortement concurrencées par le français et l’arabe scolaire dans le domaine formel, sont mises, ipso facto, dans une position d’insécurité aggravée en raison de leur fonctionnalité sociale et de la montée de la norme tamazight dite « standard » qui ambitionne de s’imposer à l’école et aux médias.

Cette émergence est en passe de provoquer un déclassement diglossique (cette notion renvoie à la rétrogradation de l’Occitan qui, perdant de son prestige historique, devient la langue « basse » dans le dispositif francophone) -- concept que l’on doit à la sociolinguistique occitane (Robert Lafont).

Dans les faits, le plurilinguisme algérien enregistre actuellement un double déclassement diglossique de tamazight. Le premier déclassement résulte du fait que les variétés de tamazight (vernaculaires) ont toujours occupé le domaine des rapports non formels, laissant le domaine formel pour le français et l’arabe scolaire, et celui de la communication extensive nationale et maghrébine à l’arabe algérien (véhiculaire). Le second déclassement découle du fait que cette novlangue tamazight tente de s’imposer comme variété haute de la sphère tamazightophone, provoquant corrélativement le déclassement des variétés naturelles maternelles d’un degré supplémentaire.

Le plurilinguisme diglossique algérien, englobant le plurilinguisme tamazightophone (les variétés maternelles), est en passe d’être reprofilé en se complétant d’une diglossie (au sens de Fergusson) propre au domaine tamazightophone.

Il a été soutenu (DOURARI A., « Normalisation de tamazight et glottopolitique », in Maghreb Emergent du 25/06/2014) qu’un tamazight standard, pur artéfact au sens théorique et pratique, est, au moins dans l’immédiat, une virtualité relevant du domaine de l’utopie, en termes de fonctionnalité sociale escomptée. L’une des raisons est liée au fait que les locuteurs tamazightophones (les élites instruites) qui sont susceptibles de s’y intéresser ne soient pas monolingues, d’un côté, et au fait, d’un autre côté, que les langues qui dominent le domaine formel (français et arabe scolaire) sont puissamment ancrées dans l’habitus culturel, langagier et institutionnel de la société eu égard à leurs fonctions sociales effectives dans le marché linguistique.

Si la vitalité d’une variété dépend fondamentalement de l’adhésion de ses locuteurs, en raison de sa disponibilité socio-historique et du sentiment de bonheur identitaire et culturel qu’elle leur procure (pyramide d’Abraham Maslow), ce « tamazight dit standard » ne semble pas pour l’instant en représenter l’instrument idéal. Il faut souligner que son enseignement et la littérature qui y est produite ne suscitent qu’un intérêt social relatif loin de l’enthousiasme espéré, contraignant la revendication militante à la posture paradoxale de la demande d’ « imposition de son enseignement », y compris en Kabylie où la demande sociale est supposée être très forte. Est-ce un désintérêt ? Qui, en plus, n’a fait l’objet d’aucune étude scientifique évaluative, ce qui est en soi un indice révélateur ?

Aujourd’hui, l’un des moyens les plus surs et le plus rapide, pour le recueil, la conservation, le développement et la diffusion des langues, est la confection de bases lexicales, et de corpus d’expressions de tous ordres compatibles avec une utilisation informatisée. Le traitement automatique est une tâche nécessaire, se situant à l’intersection des préoccupations de l’informaticien et du linguiste surtout à l’ère de l’informatique systématisée et le web. C’est sur la base d’une analyse linguistique approfondie de corpus recueillis sur le terrain que pourra se réaliser une extraction automatique optimale des données selon le besoin défini.

Axes thématiques

Se posent alors les questions suivantes :

1) Quelle est la nature de la demande sociale d’enseignement de cette langue : tamazight maternelle ou novlangue standardisée ?

2) Comment les observateurs et utilisateurs (militants, locuteurs, élèves…) de tamazight se représentent-ils cette novlangue ?

3) A-t-elle une influence significative sur leurs pratiques langagières courantes ?

4) Tamazight dans la production littéraire : Comment est-elle perçue par le lectorat ?

5) Toute standardisation linguistique n’entraine-t-elle pas systématiquement un effet d’artéfact et un déclassement diglossique ?

6) La rupture avec la langue maternelle (variétés de tamazight) dans le processus de scolarisation, n’est-elle pas l’une des causes les plus influentes sur l’adhésion (motivation) à cet enseignement, sur le choix des pratiques langagières et sur les attitudes linguistiques ?

7) Quels sont les incidences de ce déclassement diglossique sur la pérennité des variétés maternelles naturelles ?

8) Quelles sont les stratégies d’aménagement et les approches méthodologiques qui favoriseraient au mieux la longévité de cette langue ?

9) Faut-il maintenir la polynomie et procéder à la standardisation progressive des variétés régionales ou privilégier la standardisation /unification globale ? Dans quels buts glottopolitiques ?

10) Quels sont les objectifs sociolinguistiques qu’il faut assigner à cet aménagement dans une visée glottopolitique globale ?

11) Qu’en est-il de l’enseignement de tamazight dans le système éducatif algérien ? et quels objectifs sociaux et didactiques faut-il lui assigner ?

12) Qu’en-est-il de son enseignement dans le système éducatif marocain ?

13) Qu’en est-il de l’évolution de la politique linguistique en Algérie et au Maroc ? Y a-t-il une stratégie d’intégration des variétés de tamazight, notamment dans les différentes institutions de l’Etat et dans les médias ?

14) Comment le consortium commun ISO et TEI dictionary permet-il aux langues de se pérenniser et se développer dans l’environnement informatique.

15) Comment les TIC peuvent-ils aider au développement et à la diffusion de la langue tamazight compte tenu des variétés maternelles.

16) Comment le web sémantique peut-il être utile pour faire des recherches dans des corpus en langue Tamazight.

17) Existe-t-il des ontologies numériques en langue Tamazight ?

18) Quelle est la place du Tamazight sur le web.

19) Quel est le rôle des réseaux sociaux pour l’apprentissage d’une langue et pour établir des liens sociaux entre les personnes.

20) Etc …

Ce colloque étant posé comme cadre de réflexion scientifique sereine, les communicants devront tirer leur argumentation des connaissances théoriques et pratiques développées dans le cadre de la sociolinguistique, de la socio-didactique, des neurosciences, de la glottopolitique et plus généralement des sciences sociales et humaines, mais aussi des humanités numériques comprenant l'hypertexte et l'hypermédia. La description et l’analyse de cas typiques observés ou des cas analogues d’aménagement linguistique ayant réussi ou échoué est souhaitée.

Ce colloque s’interroge aussi sur l’apport des TIC pour le développement de la langue Tamazight en analysant d’une part sa présence sur le web et les réseaux sociaux et d’autre part, sur l’importance du numérique pour sauvegarder et diffuser une langue.

NB Les résumés de propositions de communication d’une page (en times new roman 12pts), accompagnées de CV brefs, doivent être adressées à :

« centretamazight@yahoo.fr » « rezakdurari@yahoo.fr » « idsaleh@orange.fr »

Calendrier

  •  Date limite de soumission des propositions : 30 Juillet 2017

  •  Envois des textes complets de communication : 15 Octobre 2017
  •  Langues de communications : Arabe, Français, Anglais, Espagnol

Comité scientifique

Présidents du Colloque

  • Prof. SALEH Imad ; Directeur du Laboratoire Paragraphe, U. Paris 8 et Cergy-Pontoise
  • Prof .DOURARI Abderrezak, Directeur du CNPLET/MEN

Membres :

  •  ABDELDJALIL Elimam(Prof. Espagne)
  •  AOUMER Fatsiha(MCF. Université Abderrahmane Mira Bejaia- Algérie-)
  •  BEKTACHE Mourad(Doyen Faculté des Lettres et des Langues -Université de Béjaia)
  •  BELGASMIA Nora(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  BLACKWOO Robert(Prof. Université Liverpool –Royaume-Uni)
  •  BOUALILI Ahmed(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  CHACHOU Ibtissem (MCF, Université de Mostaganem- Algérie-)
  •  CHEMAKH Said(MCF. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  HADDADOU Md Akli(Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  HASSOUN Mohamed (Prof. ENSSIB, France)
  •  HESSAS Hakim (MCF Université Alger2- Algérie-)
  •  IMARAZENE Moussa (Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou-Algerie )
  •  LAMIREL Jean Charles (MCF/HDR, Loria-France)
  •  MAHRAZI Mohand (MCF. Université Bouira- Algérie-)
  •  MEKSEM Zahir (MCF. Université Bejaia- Algérie-)
  •  MORSLY Dalila (Prof. Université Angers, France)
  •  OULD-BRAHAM Ouahmi (Chercheur, Maison des Sciences de l’Homme Paris. Nord)
  •  SABRI Malika (Prof, Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  SADEK Fodil (Prof. Université Mouloud Mammeri Tizi Ouzou- Algérie-)
  •  SZONIECKY Samuel (MCF, Université Paris 8)
  •  TALEB -IBRAHIMI Khaoula (Prof. Université Alger 2- Algérie-)
  •  TIDJET Mustapha(MCF. Université Abderrahmane Mira Bejaia- Algérie-)
  •  ZREIK khaldoun (Prof. Université Paris 8, Laboratoire paragraphe, France

SUBJECTS

DATE(S)

  • Sunday, July 30, 2017

CONTACT(S)

  • Abderrezak Dourari
    courriel : rezakdurari [at] yahoo [dot] fr

REFERENCE URLS

INFORMATION SOURCE

  • Tamazight Centre
    courriel : centretamazight [at] yahoo [dot] fr

TO CITE THIS ANNOUNCEMENT

« Le double déclassement diglossique de Tamazight : entre l’impératif de son aménagement et les exigences de sa survie sociolinguistique », ColloquiumCalenda, Published on Tuesday, June 13, 2017, http://calenda.org/408094


15/06/2017
0 Poster un commentaire

Colloque international : La question berbère depuis 1962, 19 et 20 Mai 2015

Colloque international : La question berbère depuis 1962, 19 et 20 Mai 2015

2 mai 2015, 09:20
 

19 et 20 Mai 2015

Colloque international Université Paris 1 Panthéon Sorbonne-IMAF

La question berbère depuis 1962

Amnésie, renaissance, soulèvements 

 

manifestation gratuite sur inscription (voir modalités dans l'annonce)

----------------------------------------------------------------------------------------------------------

19 MAI. COLLOQUE          

Sociétés berbères et période post-coloniale

A Paris 1 Panthéon Sorbonne

La Sorbonne 17, rue de la Sorbonne 75005 Paris, Amphithéâtre Richelieu 

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

8h30  Accueil café/thé, réservé aux personnes munies d’un badge (comités d’organisation et scientifiques, intervenants, Président(e)s de session, animateurs de table ronde, partenaires)

 

9h00 Ouverture du colloque

Mot d’accueil de Tassadit Yacine et Pierre Vermeren. Discours des bailleurs et partenaires

 

9h30  Session 1/ De l’indépendance aux années 80 : le temps de l’enfouissement

Introduction de Benjamin STORA, Président de session

 

Avec :

Mbark WANAÏM La question berbère dans le Maroc de 1956-1960.Les dessous d’une instrumentalisation au lendemain de l’indépendance

Melinda SERIDJ L’insurrection du Front des Forces Socialistes (1963-1965)

Hemimi HELLAL La question kabyle de la fin de la guerre au régime Boumediene 

Maria Rosa de MADARIAGA La figure d’Abd el-Krim dans la mémoire des Rifains

Saphia AREZKI Les officiers algériens et la berbérité : une question de réputation

Nabil MOULINE Qui sera l’Etat ?Le soulèvement du Rif reconsidéré (1958-59)

 

            Questions/ débat

 

            Pause déjeuner

 

14h00  Session 2/ Des années 80 à 2011

 

Introduction de Tassadit YACINE, Présidente de session

 

Avec :

Ariel PLANEIX Comment rester zénète (malgré soi), formes rémanentes d’une berbérité sans revendication 

Lahoucine BOUYAAKOUBI Le Manifeste amazighe de 2000. A la limite de l’« ethnicisation » de la revendication amazighe au Maroc

El Khatir ABOULKACEM Politisation, processus de reconnaissance et instabilité discursive de la revendication amazighe au Maroc

Didier LE SAOUT L’amazighité entre contestation et institutionnalisation

Hamid CHABANI Diaspora et berbérité en France depuis les années 1970

 

            Questions/ débat

 

18H00 au Panthéon

 

Remise du prix de master « Camille Lacoste-Dujardin » sur les études berbères

Cérémonie et cocktail

 

Sur invitation. Evénement réservé aux membres des comités d’organisation et scientifiques, intervenants, Président(e)s de session, animateurs de table ronde, partenaires

 

 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

20 MAI.COLLOQUE.PARIS

Les Stratégies étatiques, régimes et soulèvements populaires

Paris 1 Panthéon Sorbonne

La Sorbonne 17, rue de la Sorbonne 75005 Paris, Amphithéâtre Richelieu 

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

9h00 Accueil café/thé réservé aux personnes munies d’un badge (comités d’organisation et scientifiques, intervenants, Président(e)s de session, animateurs de table ronde, partenaires) 

 

9h30 Discours du Président de l’Université Paris 1, Philippe BOUTRY

 

9h45 Session 3/ Stratégies étatiques à l'égard de la question berbère

 

Introduction de Salem CHAKER, Président de session

 

Avec :

Massensen CHERBI Le discours berbériste et ses contradictions

Mansour GHAKI La question berbère après la colonisation. Le cas tunisien

Katherine E HOFFMAN Pratiques juridiques et idéologies langagières au Maroc: le tamazight commelingua non grata ou lingua franca dans les tribunaux ?

Ramdane ACHAB : L'Etat algérien face à la revendication berbère et à ses outils (éditions, médias...)

Mohand TILMATINE L’Espagne et ses Berbères. Dilemme et silences officiels

 

            Questions/ débat

 

Pause déjeuner

 

 

13h 40  Session 4/ Printemps berbère : dynamique et conséquenses

 

Introduction de Charles GRÉMONT, Président de session

 

Avec :

Vermondo BRUGNATELLI Les berbères au Sahara: les cas du Mzab et de l'Azawad

Dida BADI Les Touaregs et le conflit en Libye

Mena LAFKIOUI Nouveaux médias et renaissance culturelle berbère (amazighe)

Nadia BELALIMAT L’impact des diasporas touarègues dans la construction du mouvement azawadien via l’internet

Marisa FOIS La question amazighe en Lybie : la fin du silence ?

Stéphanie POUESSEL Que reste-t-il au discours amazigh? Démocratisation et revendications amazighes. Tunisie/Maroc 

Rachid AGROUR Regards actuels sur la mouvance berbère au Maroc. Entre confusion et doxa

 

            Questions/ débat

 

17h00 Table ronde de clôture

 

Avec :

Pierre VERMEREN, Karima DIRECHE, Todd SCHEPARD, Irène BELLIER, Lahoucine BOUYAAKOUBI

 

18h00 Fin

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

20 MAI SOIREE à DRANCY.  A 19h 30

Au Centre Culturel Berbère. Soirée de clôture du colloque

Centre Culturel Berbère 37, boulevard Paul Vaillant Couturier, 93700 Drancy (près de la piscine)

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Débat sur langues, médias et berbérité.

Avec la participation des intervenants du colloque

 

Projections de deux films

Avec la participation des réalisateurs

 

            Tinghir-Jerusalem, les échos du Mellah (2011), de Kamal HACHKAR

            Kabylie, genèse d'une révolte (2011), de Youcef LALAMI

 

Diner (Sur invitation. Réservée aux membres des comités d’organisation et scientifiques, intervenants, Président(e)s de session, animateurs de table ronde, partenaires)

 

------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

Organisation, coordination

 

Pierre Vermeren, Université Paris 1, laboratoire IMAF

Marina Lafay, Université Paris 5

Avec le soutien logistique et organisationnel  de Melinda Seridj, Véronique Lautier, Nathalie Archinard, Philippe Pétriat, Katia Benkanoun, Guillaume Denglos 

 

Partenariats

 

Région Ile de France, AUF, 

IReMMO, IRMC, GITPA, CBF (berbères de France), CCB (centre culturel berbère)

Beur FM, Berbère TV 

 

Inscriptions

 

Attention Inscriptions !  Pour assister au colloque, en raison du plan vigipirate, merci de vous inscrire à colloque.berbere@gmail.com  (en objet : « inscriptions ») et de venir avec une pièce d’identité, et de préférence avec ce programme imprimé afin de passer les contrôles de sécurité

 

 

Contacts

 

Marina Lafay, coordination générale 06 45 48 00 74

Melinda Seridj, assistante et relations médias 06 03 72 64 14

colloque.berbere@gmail.com

 

Arezki OURRAD Attaché de Recherche Clinique ARC/TECUnité de recherche clinique  E.P.S  de Ville EVRARD  202, avenue  JeanJaurès 93330 Neuilly sur Marne Tél : 01 43 09 32 32 - Fax : 01 43 09 32 22arezki.ourrad@gmail.com

 

Cette information m'a été transmise par Arezki Ourrad.


02/05/2015
1 Poster un commentaire

La Problématique des genres littéraires amazighes : Définitions, dénomination et classification

Tasdawit n Tubiret                                                       Université de Bouira

Agezdu n tutlayt d yedles n tmazight                            Département de langue et culture amazighes

 

APPEL A CONTRIBUTION
3ème Colloque international
Dans un esprit similaire à celui qui a présidé au colloque international « La langue
amazighe, de la tradition orale au champ de la production écrite, (parcours et défis) »,
tenu à Bouira en avril 2013, le Département de Langue et Culture Amazighe (DLCA)
souhaite élargir et approfondir la réflexion sur « La Problématique des genres littéraires
amazighes : Définitions, dénomination et classification » dans le cadre du 3ème colloque  international, qui aura lieu à la Faculté des lettres et des langues, université de Bouira, les 04
et 05 novembre 2014.

• Argumentaire :
L’oralité, une des spécificités de la littérature amazighe, est un paramètre déterminant
dans la « typologisation » de cette dernière. C’est, d’autant plus, un facteur prépondérant qui
permet de mieux comprendre et de cerner la notion du «genre» littéraire amazighe.


Les recherches qui se sont penchées sur l’étude des « genres » littéraires amazighes
sont rares et souvent partielles et ne traitent pas tous les «genres », comme elles ne s’étendent
pas à toutes les variétés amazighes. Par conséquent, il est très important de mener plus de
recherches et d’enquêtes de terrain. A ce problème s’ajoute les ambiguïtés de la nomenclature
adoptée et qui ne peut satisfaire les caractéristiques de chaque « genre ».


La définition d’un « genre » littéraire donné doit tenir compte de plusieurs variables
endogènes et exogènes : il s’agit du rythme, de la mélodie, de la longueur, des personnages,
des facteurs spatio-temporels et des procédés d’exécution. Enfin le recours à la définition que
proposent les aèdes est incontournable pour une classification plus originelle et authentique.
Si la littérature amazighe partage avec celles des autres communautés certains points
communs l’inscrivant dans l’universalité, elle a aussi ses spécificités singulières qui la
distinguent et qui marquent son originalité.


Afin de mieux cerner cette problématique des « genres » en tamazight, il faudrait,
probablement, avoir à l’œil un fait qui nous semble fondamental : la culture amazighe est
essentiellement orale et sa transmission s’est faite par ce canal durant des millénaires. Par
conséquent, Il ne s’agit pas, ici, d’intégrer les genres littéraires amazighes dans des moules
préétablis, mais plutôt de procéder à des comparaisons qui permettront de dégager leurs
spécificités et les éléments de convergence avec les genres d’autres littératures. Cependant, il
faut prendre en considération la variation dialectale et régionale car les dénominations
autochtones sont nombreuses et diversifiées selon les genres mais aussi les régions.

 

C’est à ce genre de rencontres scientifiques de déterminer le système littéraire amazigh
et ses genres. Quoi qu’il en soit, il n’existe aucune description systématique des genres
littéraires dans une variété linguistique donnée. Il semble plus judicieux d’ancrer cette
description dans chacune des aires dialectales amazighophones avant d’entreprendre une
quelconque généralisation à tout le domaine amazigh.
Cette suggestion nous incite à réfléchir à une éventuelle classification ou
(re)classification des genres littéraires existants dans le domaine amazigh ou bien une
redéfinition totale ou partielle de la nomenclature générique de la (les) littérature(s)
berbère(s).
Toutefois, le rôle de la critique et de la recherche universitaire dans le domaine
amazigh est primordial dans la définition et la classification des genres narratifs et poétiques
amazighes.
Chers collègues, à travers ces constats et à la lumière de ces données nous appelons à
des communications qui porteront sur les axes ci-dessous.

 

• Axes du colloque
Les contributions peuvent se pencher sur un ou plusieurs des champs suivants :
 Les genres littéraires et le statut de l’oralité dans la société amazighe.
 Bilan analytique et critique de la recherche sur la problématique des genres littéraires
amazighes.
 La diversification des dénominations génériques des genres littéraires amazighes.
 Les éléments déterminant les systèmes de classification des genres littéraires.
 Les définitions des genres littéraires amazighes par apport aux typologies dans
d’autres littératures universelles.


• Modalités de soumission :
 La date limite pour la réception des propositions est fixée au 25/09/2014.
 La date de confirmation des communications retenues est établie au 05/10/2014 .
 Le déroulement des travaux du colloque : 04 - 05 Novembre 2014
 Dernier délai pour le dépôt des communications pour publication :  31 janvier 2015 :
 Chaque proposition sera anonymement évaluée par les membres du comité
scientifique
 La langue de communication : Tamazight, Français, Arabe.
 Les communications ne devront pas dépasser 20 minutes et seront suivies de
discussions.

• Contacts
Les propositions sont à envoyer à cette adresse:


 dlcacolloque2014@yahoo.fr


Fax : 026 93 52 30


Téléphone : 026 93 52 30 / 05 51 62 59 48

Président du colloque
Prof. Med DJELLAOUI


24/07/2014
0 Poster un commentaire

COLLOQUE « LE TIFINAGH, UNE NORME GRAPHIQUE A VALORISER » Djanet les 18 et 19 octobre 2014

 

COLLOQUE

« LE TIFINAGH, UNE NORME GRAPHIQUE A VALORISER »

Djanet  les 18 et 19 octobre 2014

 

 

 

Coordonnateur scientifique du colloque : Docteur  DIDA BADI

Maître de Recherche, CNRPAH, Alger ;

 

Comité d’organisation : Haut Commissariat à l’Amazighité.

 

Appel à Participation

 

Argumentaire :

Partant du postulat que dans la longue histoire de l’humanité, l’écriture est une invention récente, elle ne peut donc être qu’une représentation visuelle du langage qui est  utilisé et d’une manière articulée par l’homme, depuis au moins cent mille ans.  Cette représentation est matérialisée  par un système de signes graphiques conventionnellement adoptés par une communauté de personnes. Les supports utilisés sont divers : pierres, papyrus, terre cuite papier et autres moyens plus récents sous l’ère des nouvelles technologies.

Les plus anciennes écritures  sont datées d’environ cinq mille ans. Elles sont nées quand les sociétés en plein essor de développement et d’accroissement ont ressenti  ce besoin nouveau pour conserver les traces  de leurs échanges, de leurs transactions et de leurs contacts avec les autres communautés (marque comptable, propriété, identification, croyance, orientation…) ; et c’est en Mésopotamie et en Egypte, vers le milieu du IVe millénaire avant J-C, que ces premières écritures (Cunéiforme et l’Hiéroglyphe) en pictogrammes -qui ont une fonction de « signe-image »- ont vu le jour. 

Depuis les systèmes de fixations et d’écriture commencent à se propager et à évoluer. On distingue en gros trois grandes familles systémiques : Les systèmes idéographiques, les systèmes syllabiques et les systèmes alphabétiques. 

Plus prés des temps des premiers systèmes d’écriture, nous pouvons citer l’alphabet phénicien, l’alphabet grec nés vers 1300 et 1200 AVJC et l’alphabet libyque (Tifinagh) qui vient juste après (fin du deuxième et début du premier millénaire) si ce n’est à la même période. La datation des premières inscriptions libyques ou tifinagh ne cesse de reculer dans le temps avec les avancées de la recherche archéologique et anthropologique (M.HACHID 2000, 2007…).

Ce système d’écriture amazigh dit libyque ou tifinagh reste à ce jour énigmatique. Ses origines attribuées à tors ou à raison à une genèse locale ou à l’alphabet phénicien, même si cette position classique  semble totalement dépassée et écartée (voir article S. CHAKER et S. HACHI, 2000, à propos de l’origine et de l’âge de l’écriture libyco-berbère).  Son évolution, de l’art rupestre à la schématisation et la stylisation (K. OUAZAR MERZOUK, actes colloque HCA 2007)  est aussi une hypothèse défendable à ce jour.  Son orientation (CHABOT, RIL, 1940), ses utilisations son ère géographique, son extension et sa résistance dans le temps sont autant de problématiques qui méritent encore d’être posées.

Depuis la naissance des premières écritures à nos jours, l’évolution des systèmes graphiques a accompagné les différentes évolutions scientifiques, technologiques, et littéraires de la société selon ses besoins. Le choix des signes graphiques obéit en général à des objectifs et des finalités de la vie quotidienne tout en impliquant et en guidant le passage de l’oral à l’écrit.  

Abstraction faite  de toutes ces hypothèses et de ces questionnements, l’évidence est que ce système d’écriture est le système originel de la première forme d’écriture de la langue amazighe. Il est donc un patrimoine précieux à sauvegarder, à préserver à promouvoir nonobstant la place qu’on peut lui réserver dans l’emploi, la fonction et l’utilisation actuelle pour la promotion de la langue et la culture amazighes d’aujourd’hui en Algérie.

 A ce propos et au terme  du colloque international qui a été organisé par le Haut commissariat à l’Amazighité sur : « Le libyco berbère ou le tifinagh ; de l’authenticité à l’usage pratique » organisé les 21 et 22 mars 2007, un ensemble de recommandations à été dégagées (voir les actes du Colloques HCA 2007). Entre autres recommandations la constitution d’un groupe de réflexion composé de  spécialistes algériens et étrangers , issus des disciplines impliquées par le choix d’une graphie, et pour un large consensus, y adjoindre les enseignants de tamazight, les animateurs du mouvement associatif…   

Il est donc évident que cette rencontre répond à cette recommandation que nous voulons organiser en forme de symposium en donnant aux chercheurs, aux linguistes aux anthropologues et aux praticiens, utilisateurs et acteurs de cette langue la tribune et l’opportunité de débattre et de réfléchir à la place que doit occuper le Tifinagh à l’état actuel des choses , à  son aménagement pour une éventuelle utilisation future et tant d’autres questionnements qui pourraient surgir lors des interventions et des débats pendant ces deux  journées.

 

 S Tmaziɣt :

 

TIMLILIT TAƔELNAWT

“Tifinaɣ, d iskilen yuklalen azal”

Ǧanet (Illizi) 18 d 19 Tuber 2014

 

Afakul n temlilit

 

 

 

Tira, d asnulfu amaynut deg umezruy n talsa, ad ibeggnen ɣef tiktiwin d wayen yettmeslay wumdan s yiles s izamulen iɣef d-yella umatawa i useqdece-nsen. Mxallfen ttawilat iɣef d-tella tira ama ɣef uẓru , lkaɣeḍ, talaɣt naɣ ttawilat atraren.

Tira timezwura llant-d ugar n 5000 iseggasen aya, imi akken timettiwin uḥawǧent ad jerdent ayen iɣef d-yella umsefham gar-asen akken daɣen ad yili uḍris yuran d anagi ɣef wayen ara d-ǧǧen ama  s wayen umnen, assaɣen uzenzi ; aḥraz n tferkiwin…atg.  Tira ihi tlul-d  s ijerriden d-yellan di la mésopotamie akked Maṣer azal n 3500  Uqbel talalit n Sidna Ɛisa.

Seg tallit-nni yennerna useqdec n izamulen d ijerriden gar yemdanen yuɣal d ttawil n umbaddal d taywalt ger tegduden. Seg izamulen d ijerriden tlul-d tira s yeskilen, ad nebder iskilen ifiniqiyen, , iskilen igrigiyen ( 1300 ar 1200 QTSƐ) akked iskilen ilibiyen ( tifinaɣ) i deg lǧerrat timezwura d tid lqayen deg umezruy.

Isteqsiyen ɣef uẓar n iskilen  n tfinaɣ d umezruy-nsen mazal ara ass-a werǧin ufan-d tiririt ɣer imnadiyen, xas ulama llan-wid iten icudden ɣer yeskilen ifiniqiyen ( aḍris n.S. Chaker d S. Hachi 2000) naɣ wid yeqqaren d akken tifinaɣ d anerni n tfelwin ɣef uzṛu yuɣalen d iskilen ( Ouzar merzouk deg adlis n temlilit n SNM/HCA 2007). Mazal ara ass-a isteqesiyen ɣef uwelleh n iskilen n tfinaɣ, aseqdec-nsen, annar n tlalit-nsen d ibeddi-nsen deg akud (zzman) ur sɛin tiririyin.

Xas ma yella anadi d win ur nekfi ara ɣef iskilen n tfinaɣ, wigi ad qimen d azamul n tira tanaṣlit n imaziɣen , d tamagit ilaq ad nseḥbiber fell-as  u ad tt-nsenerni, akken yebɣu yili useqdec ines deg usnerni n tutlayt d yedles amaziɣ tura di Lezzayer.

Gar iwellihen n temlilit ɣef iskilen n tfinaɣ d useqden-nsen di tira, id-ihegga Usqamu Unnig n Timmuzɣa, ussan 21d 22 Maɣres 2007, asbeddi n yiwen ugraw n imandiyen izzayriyen akked ibeṛṛaniyen i xedmen tizrawin ɣef tmaziɣt i wakken ad yili umtawa ɣef iskilen is d-yewwi ad tettwaru yessen tmaziɣt ass-a, s utteki n iselmaden n tmaziɣt d iɛeggalen n tdukliwin tidelsanin.

Ihi timlilit d-ihegga Usqamu Unnig n Timmuzɣa aseggas-a d tagnitt i wid iqedcen ɣef tmaziɣt, ama d isnalsiyen, d imawlan n tsekla, iselmaden i wakken ad sqerdcen timsal icudden ɣer useqdec n tifinaɣ ass-a di tutlayt tamaziɣt akked d isteqsiyen nniḍen urɛad sɛin tiririt.

 

 

 

Dernier délai d’envoi de la proposition de communication : le  22 septembre 2014

…………………………………………………………………………………

Chaque proposition de communication doit être accompagnée d’un court CV du principal intervenant. L’auteur mettra en évidence son expérience et/ou ses travaux dans le domaine.

.

Titre de la communication :

……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………

Fiche Résumé : NB/ Le résumé  ne doit pas dépasser vingt (20) lignes.

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….

 A envoyer à :

Didabadi1@yahoo.fr

Cc :

  sg@hca-dz.org /patrimoine@hca-dz.org /action.culturelle@hca-dz

 

 

 

 

 

 

Haut Commissariat à l’Amazighité : 19, Avenue Mustapha El-Ouali ( ex. Debussy), Alger.

Boite postale : 400, El-Mouradia- Tél. (standard) : 021 64 29 10/11 Tél./Fax: 021 63 59 11

Site Web : www.hca-dz.org

 


20/07/2014
0 Poster un commentaire

article

article


17/06/2013
0 Poster un commentaire